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HUBLO Népal et
EPICEA ont accueilli,
en juin 2006, les étudiants de l'ESC (Ecole Supérieure
de Commerce) de Pau, réunis
en association sous le nom de éPAUpée.
Nous avons donc fait la connaissance de Julien Meyer, Conrad
Cherblanc, Nicolas Dimitriou, Eric Devianne et François
Pabst .
Tous avaient pour désir de réaliser un projet
humanitaire au Népal. Ils avaient un premier contact
avec un français résidant à Katmandou
mais le projet de construction d'un mur d'escalade a capoté
au dernier moment. Contacté par les étudiants
trois semaines avant leur arrivée dans la capitale,
le coordinateur d'HUBLO Népal a donné suite
à "leur appel à l'aide ou au secours "
car ils n'avaient plus rien de précis. Plusieurs sites
ont alors été visités par Alain Laville.
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Suite aux entretiens sur place à leur arrivée, le
choix a été fait de construire une nouvelle école
dans le village de LAPU BESI,
dans le district de Gorkha, au nord ouest de Katmandou, à
trois jours en fait de la capitale. Ce site est éloigné
de plus de sept heures de marche du plus proche lieu d'achat des
fournitures (Arughat) nécessaires à un tel
projet. Par ailleurs, il est important de souligner que peu d'hommes
habitent encore la zone qu'ils ont fuie de peur d'être enrôlés
de force dans les troupes maoïstes.
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Compte tenu de ces spécificités, il était
indispensable d'avoir sur place un correspondant permanent
chargé de contrôler l'évolution des travaux,
le bon acheminement du matériel et d'en assurer le
paiement sur factures, pratique que nos amis népalais,
il convient de le dire, ont tendance à négliger.
Conrad CHERBLANC, a donc séjourné de juin à
décembre 2006, durée du chantier, dans le village
de Lapu Besi. Il a assuré la coordination des travaux,
leur surveillance et la gestion du budget et a tenu Alain
LAVILLE informé de l'évolution des travaux.
C'est grâce à sa présence sur le terrain
et à son esprit d'intégration, mais aussi grâce
àux conseils prodigués et répétés
par Alain sur certains risques de dérives budgétaires
dues à des pratiques locales très courantes
(gonflement des factures, détournement), grâce
aussi à une collaboration financière, technique
et intellectuelle et à la main d'oeuvre locale, essentiellement
féminine, que ce projet a trouvé une issue positive.
Sur un plan purement architectural, le bâtiment est
une réussite. Des choses restent à faire comme
le crépissage intérieur, la reprise du toit.
Mais les enfants de Lapu Besi peuvent se targuer d'avoir une
nouvelle école en lieu et place du bâtiment vétuste
d'antan. La difficulté réside maintenant dans
l'obtention de professeurs supplémentaires (4 en poste
en 2007) pour permettre de passer le nombre d'élèves
de 125 initialement à 250 ou 350 plus tard. Les autorités
locales du Ministère de l'Education ont promis de donner
suite à la demande faite en ce sens. Par ailleurs une
association locale, CARE Népal, devrait fournir du
matériel (bancs et pupitres).
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De fait, l'école de Lapu
Besi a été construite pour la modique
somme, mais importante pour le Népal, de 961500
roupies, soit au taux actuel environ 10683 euros,
pour 400 mètres carrés, en dur, avec piliers
de soutènement et deux panneaux solaires, pour une
capacité d'accueil de 350 élèves.
éPAUPée a apporté la somme
de 546500 roupies, EPICEA
a apporté 410000 roupies, la communauté 5000
roupies ( lire l'article qui suit pour avoir une idée
de comparaison). Seule notre présence effective sur
le terrain explique d'une manière générale
les coûts raisonnables de nos actions. Il convient pour
les généreux donateurs de bien comprendre qu'envoyer
directement de l'argent au Népal contribue à
attiser "un appétit du gain" qui fait gonfler
considérablement le coût des projets
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